Life still goes on.

(copyright Pauline Darley)
Voilà qu’il s’est mit à pleuvoir sur Paris ces deux derniers jours. La nuit vient chasser le jour. C’est l’automne qui frappe à nos portes.
Le matin quand je me réveille, je vois Montmartre encore enrobé dans la douceur cotonneuse des nuages tandis que tout autour la ville s’agite.
Chaque matin je prends le métro et fait le même trajet. Et même dans le broua-broua de la foule, j’arrive a rester concentrée et à lire. Je sors de chez moi le livre sous le bras. Je longe le quai du métro la tête plongée dans mon livre et ne la relève qu’une fois la destination atteinte. Parfois je sens les yeux des badauds curieux se promener sur la couverture du dernier roman que je tiens entre les mains. Je sens aussi le regard de celui qui, quand je suis debout, lit par-dessus mon épaule.
Et la fac dans tout ça? Et bien la fac est un tout autre univers. C’est une ère toute nouvelle dont je découvre au fil des semaines le mode d’emploi. Voilà déjà quatre semaines qui se sont écoulées sans en avoir réellement conscience… Je crois que cela suffit pour vous dire que je m’y plaît beaucoup et que jusqu’à maintenant, je crois être atterrie au bon endroit. La place que j’occupe n’est pas celle d’un ou d’une autre. Cette place, c’est la mienne et je m’entends bien la garder.
L’université est aussi le lieu de rencontre. Des visages peuplent votre classe et changent tous les jours. Alors que certains restent encore inconnus, d’autres au contraire, se révèlent, se détachent du lot et teintent ma journée de jolies nuances.
Et après une bonne journée passée à l’université, je dois reconnaître que la perspective de retrouver mon petit nid douillet plonge mon cœur dans une ivresse folle.