Chasing pavements.

Novembre est long. Envolée, chassée, la tristesse des deux semaines précédentes. La vie reprend le dessus, les choses s’harmonisent. J’ai signé un traité de paix avec moi-même, qu’il dure.

Dimanche dernier j’étais au Louvre, en forte bonne compagnie. C’était en fin de journée, à la tombée de la nuit. Le Louvre sombrait dans l’obscurité et avait pour (presque) seul éclairage les réverbères de dehors. Si bien que, au final, j’étais plus attirée par les fenêtres et la vue qui se dessinait devant elles que les œuvres qui y étaient exposées.

Des grandes baies vitrées, j’avais vue sur une ville en mouvement, qui bouge. La vue de milles petites loupiotes rouges et oranges des voitures, des enseignes des magasins. La rue de Rivoli, qui longe le jardin des Tuileries et ses files d’attentes qui se forment aux abords des salons de thé.

Et puis Paris, main dans la main, bravant les bourrasques de vent, à deux. Parce que oui, à deux, on ne sent plus fort.

J’ai retrouvé mon Paris, mon amour.