Anna Gavalda, encore là, c’est tout !
Voilà presque une semaine que certains et certaines d’entre vous me guettez de près. Une semaine que vous avez à l’œil mon blog. Vous qui devez vous demandez, pendant que la page se charge, si oui ou non, je me serai enfin décidée à vous conter cette belle histoire. J’en connais pour qui la semaine a dû être longue…

Dimanche dernier, sortie métro Convention, Paris XVème. La pluie, le froid, le vent glacial et les trottoirs encombrés de cagettes vides du marché, très certainement et un peu plus loin, la librairie le Divan.
Seul un bout de papier annonce la venue de la Dame. Tout simplement. Pas de superflu, pas une séance de dédicace en grandes-pompes, donc. Tant mieux, la Dame n’aime pas ça, moi non plus. J’entre à l’intérieur et ce dimanche est un dimanche comme les autres pour les gens de la librairie. Sérénité à toute épreuve ou petite vague d’angoisse cachée ? Pour vous répondre, il aurait fallu que je leurs demande…
Petit tour dans la librairie bien fournie, avec les livres coupes de cœur de l’un et de l’autre. Petite promenade amusante et joyeuse pour les yeux aux détours de quelques couvertures…mais mon esprit n’est déjà plus vraiment là.
Et puis là, au fond, une petite table bleue, une chaise et une pile de L’Échappée Belle. Là, c’est ici que… Et les battements de mon cœur, étrangement, ont triplé.
BOUM-BOUM que ça faisait là-dedans…
Un début de file s’est formé et je m’y suis glissée avec ma fidèle alliée à mes côtés. Nous étions les quatrième. Je trépignais d’impatience sur place, j’essayais de contenir mes émotions mais le faisait mal, très mal. Balayais du regard la librairie de tout les côtés, tambourinais nerveusement la couverture de La Consolante, mordais mes lèvres.
C’est la voix de Samantha qui m’a sortie de mon état délirant. Petite voix qui me dit: «Regarde, je crois que c’est elle qui arrive.»
BOUM-BOUM (bis)
Je la vis entrée, elle et sa petite tête blonde, aussi grande et fine que je me l’étais imaginée grâce aux photos. Elle s’est dirigée vers nous, vers tout ces visages humains qui n’attendaient qu’elle. A ôté délicatement posée son manteau, s’est assise et a sorti sa petite trousse, comme une écolière modèle et donna le top départ. Le décompte commença: trois personnes puis deux, puis une, puis moi.
BOUM BOUM BOUM, c’était la tempête là-dedans

Je me suis avancée de deux pas et je me suis retrouvée devant elle, en face à face. J’étais avec elle et plus rien n’existait au monde plus qu’elle à cet instant. Des sourires, des paroles échangées et des regards échangées. En dix minutes un petit fil de complicité avait déjà réussi à se frayer un petit chemin entre nous deux. Je devais être rouge pivoine, ma voix n’était pas des plus assurée mais enfin elle était là, devant moi. Signa les deux livres que j’avais apporté et pour clore la rencontre, se leva, m’entoura le cou de son bras et posa sa main sur mon épaule pour la photo souvenir.
“Clic-clac. Moment suspendu. Bonheur.” J’étais la plus heureuse du monde.
Une fois dehors, j’explosai. Trop de BOUM BOUM pour moi, d’un coup comme ça. Et c’est Samantha qui en a fait les frais… la pauvre. C’est sur elle que j’ai déversé ma joie, mon excitation de petite fille. C’est elle qui a eu le droit aux yeux illuminés, à mes joues rougies, aux tremblements de ma voix… Elle qui a été le réel témoin de cette rencontre, de l’ambiance, de tout. Et réel et unique témoin, elle restera.

Et à ceux et celles qui se demandent comment elle est, Gavalda et bien je vous dirais qu’elle correspond parfaitement à l’écrivain, la personne qu’on s’imagine derrière un titre de roman. Et si cela ne vous suffit pas pour me croire alors je n’ai qu’une seule chose à vous conseiller, c’est d’aller la rencontrer à votre tour.
L’aventure Gavalda continue…