Hello from the Sea (1)

Pas plus tard que la semaine dernière je batifolais encore dans l’eau salé, sous un soleil de plomb. La parsienne, comme beaucoup, a pris ses quartiers d’été, dans le Sud. Changer d’air, bouleverser son rythme quotidien, se laisser aller à la dolce vita. 

Lorsque les rayons du soleil se faisaient trop brûlants sur ma peau, j’allais me mettre à l’eau. Bien sûr, l’eau était fraîche et il me fallait toujours ce petit d’adaptation, le temps que le corps s’habitue à la température après quoi je prenais la direction du large.

J’étais seule dans l’immensité marine, seule avec mes deux bras et mes deux jambes. Je voguais de vague en vague. Mon corps épousait la forme des vagues si bien qu’une fois sur deux je me retrouvais un coup au dessus de la vague et un coup au creux. Vue du ciel, je devais avoir l’air d’un pois chiche coincé entre deux rouleaux. 

Le monde devant moi était bleu. Je nageais en parcourant le ciel des yeux. Je me demandais comment je pourrais, au mieux, retranscrire cette sensation que je ressentais sur le moment. De ne faire plus qu’une avec les éléments, d’avoir le monde pour moi seule. 

Je flottais, mon corps sur l’eau et la tête dans les airs.